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"J'appelle l'ensemble des Français à se dresser contre ce plan
de destruction de l'école"
Il est pour le moins inhabituel
qu'un ancien ministre signe une pétition appelant à la démission
de l'un de ses successeurs...
C'est pourtant le cas puisque Jack LANG, député du Pas-de-Calais,
ancien ministre de la culture et ancien ministre de l'Education
nationale (1992-1993 et 2000-2002) a signé notre pétition de soutien
qui réclame ouvertement un changement de ministre pour une autre
politique éducative.
Toutefois, il s'agit moins d'une surprise que de la continuité
des déclarations publiques et écrites de Jack LANG
comme nous avons pu le vérifier :
- dans son livre "L'école abandonnée",
où il condamnait déjà l'anéantissement
des anciens programmes, l'imposture des nouveaux, tout en fustigeant
la paupérisation et l'asphyxie à l'oeuvre dans une
école au rabais, en pleine régression ;
- dans une tribune du Nouvel Observateur avec Luc Ferry, où
les deux anciens ministres de l'Education nationale dénonçaient
avec force le "populisme scolaire" de Xavier
Darcos et de ses nouveaux programmes du primaire qui "risquent
de nuire gravement à la santé de notre système
éducatif" ;
- dans une interview sur RMC (le 10/12/08) où il déclarait
: "J'appelle tous les Français à se dresser
avec force et détermination contre ce plan de destruction
de l'école [...].
Darcos sait ce que je pense et dis depuis des mois : il traite
avec désinvolture et mépris notre système éducatif.
Il n'a cessé de taper [...] contre les maîtres
qui se dévouent jour après jour pour leur métier
qu'ils aiment. Le plan qu'il a concocté c'est un travail
de démolition systématique de l'école de la
République. [...] Je lui dis : "si vous continuez
comme ça, l'éducation nationale, ce sera votre Vietnam
à vous !" .
La signature de Jack Lang confirme que le dialogue et la concertation
nécessaires pour l'avenir de notre système éducatif
ont été rendus totalement impossibles par l'entêtement
d'un ministre qui, des IUFM aux emplois de professeurs, en passant
par les programmes, les RASED, les associations éducatives
ou le temps scolaire, n'a cessé de supprimer les moyens d'une
politique ambitieuse qu'il prétendait vouloir mener.
Pour l'appel des 100 maîtres
Le porte-parole Sylvain Grandserre
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